Trois allumettes une à une allumées dans la nuit La première pour voir ton visage tout entier La seconde pour voir tes yeux La dernière pour voir ta bouche Et l'obscurité tout entière pour me rappeler de tout cela En te serrant dans mes bras Jacques Prévert
samedi 25 juin 2011
mercredi 15 juin 2011
Riz cantonais
Ingrédients
riz blanc
sauce soja
saucisses chinoises
petit pois
oeufs
oignons
Préparer les saucisses: les faire cuire au bain-marie 15 minutes, les découper en rondelles et les faire revenir quelques minutes dans une poêle. Réserver.
Faire revenir les petits pois, puis une brouillade avec les oeufs, rajouter la ciboule.
Faire dorer les oignons.
Mélanger le tout dans un wok, incorporer le riz, la sauce soja & la sauce aigre douce.
On peut également y mettre des crevettes sautées, du jambon, des lardons ou du lard fumé.
riz blanc
sauce soja
saucisses chinoises
petit pois
oeufs
oignons
Préparer les saucisses: les faire cuire au bain-marie 15 minutes, les découper en rondelles et les faire revenir quelques minutes dans une poêle. Réserver.
Faire revenir les petits pois, puis une brouillade avec les oeufs, rajouter la ciboule.
Faire dorer les oignons.
Mélanger le tout dans un wok, incorporer le riz, la sauce soja & la sauce aigre douce.
On peut également y mettre des crevettes sautées, du jambon, des lardons ou du lard fumé.
lundi 30 mai 2011
dimanche 29 mai 2011
La Ratatouille
Ingédients:
aubergine
poivrons: jaune, rouge, vert
courgettes
oignons
tomates
ail
aromates: lauriers, thym...
sel & poivre
Nettoyer et peler les légumes. Les couper en petits morceaux. Surtout ne pas les mélanger car tous les légumes sont cuits séparément (et oui, c'est long!) avec de l'huile d'olive, un peu de sel et poivre.
Lorsque cette tache est accomplie, tout mélanger dans une cocotte, ajouter les aromates. Faire mijoter à feu très doux.
Servir avec des grillades, des oeufs au plat... et conserver les restes pour un pic nic.
aubergine
poivrons: jaune, rouge, vert
courgettes
oignons
tomates
ail
aromates: lauriers, thym...
sel & poivre
Nettoyer et peler les légumes. Les couper en petits morceaux. Surtout ne pas les mélanger car tous les légumes sont cuits séparément (et oui, c'est long!) avec de l'huile d'olive, un peu de sel et poivre.
Lorsque cette tache est accomplie, tout mélanger dans une cocotte, ajouter les aromates. Faire mijoter à feu très doux.
Servir avec des grillades, des oeufs au plat... et conserver les restes pour un pic nic.
samedi 28 mai 2011
mercredi 25 mai 2011
samedi 21 mai 2011
Fan de Jess!
J’avoue avoir regardé (et aimé) dans ma prime jeunesse la série qui a révélé Jessica Alba, Dark Angel... Mais mon intérêt s’était arrêté là...
Depuis quelques temps, au fil de lectures de magazines (de filles), force a été de constater que j’adorais bien souvent le style et l'allure de la belle...Je me suis donc penchée dessus avec plus d’attention... Et effectivement, elle est en toute occasion dans un style et des goûts qui me “parlent”... J’aime particulièrement son approche du red carpet.
La preuve en quelques photos....
L’éloge des Cent Papiers
Depuis 13 ans, l’association Verbes organise la fête de la librairie indépendante, baptisée “Un Livre, Une Rose”, en réinterprètant la tradition catalane de la Sant Jordi (ou Saint Georges). Plus de 450 librairies françaises (et depuis cette année, belges) offrent un livre et une rose à tous leurs clients...
En effet, le 23 avril était la Journée du Livre et des Droits d’Auteur. Ce jour, les librairies indépendantes, c’est à dire TOUTES (puisque personne ne va plus jamais dans des lieux tels que FNAC et centre Leclerc pour acheter ses livres, n’est ce pas?) distribuent, à chaque achat, “l’Eloge des Cent Papiers”.
Bien que la forme soit tout à fait différente, voici un ouvrage que l’on peut placer dans le même registre que “L’histoire de la lecture” d’Alberto Manguel. Il rejoint Manguel dans l’analyse des métiers gravitant autours du livre, que ce soit l’imprimerie, l’édition, la librairie, et bien entendu l’écriture... (quelques textes d’ailleurs sont des extraits de “L’histoire de la lecture”, d’une “Bibliothèque la nuit” et même des textes inédits de Manguel écrits spécialement à cette occasion...)
Sous forme de glossaire, l’ouvrage répertorie une centaine d’acceptions relatives au monde du livre, et demande à une quinzaine d’écrivains de s’emparer d’un mot de leur choix...
Pressez-vous donc d’aller le demander à votre libraire lors de votre prochain achat (avec un peu de chance, il lui en restera...), sinon l’ouvrage est en libre consultation ici.
En effet, le 23 avril était la Journée du Livre et des Droits d’Auteur. Ce jour, les librairies indépendantes, c’est à dire TOUTES (puisque personne ne va plus jamais dans des lieux tels que FNAC et centre Leclerc pour acheter ses livres, n’est ce pas?) distribuent, à chaque achat, “l’Eloge des Cent Papiers”.
Bien que la forme soit tout à fait différente, voici un ouvrage que l’on peut placer dans le même registre que “L’histoire de la lecture” d’Alberto Manguel. Il rejoint Manguel dans l’analyse des métiers gravitant autours du livre, que ce soit l’imprimerie, l’édition, la librairie, et bien entendu l’écriture... (quelques textes d’ailleurs sont des extraits de “L’histoire de la lecture”, d’une “Bibliothèque la nuit” et même des textes inédits de Manguel écrits spécialement à cette occasion...)
Sous forme de glossaire, l’ouvrage répertorie une centaine d’acceptions relatives au monde du livre, et demande à une quinzaine d’écrivains de s’emparer d’un mot de leur choix...
Pressez-vous donc d’aller le demander à votre libraire lors de votre prochain achat (avec un peu de chance, il lui en restera...), sinon l’ouvrage est en libre consultation ici.
vendredi 20 mai 2011
Green!
glanées au hasard du net... je mettrai les références au fur et à mesure dès que je les retrouve (il faudra que je m'organise mieux par la suite, promis!)
mercredi 18 mai 2011
Une passion envahissante
Intérieurs & Déco: Karl Lagerfeld, Pamela Love, Shakespeare & Co, et autres, glanés au hasard du net...
mardi 17 mai 2011
"Une histoire de la lecture", Alberto Manguel
“Une histoire de la lecture” est un véritable éloge de la lecture dans toutes ses aspérités. Bondée d’anecdotes, de références, de petites curiosités, cette “Histoire” évoque et approfondie les cotés artistiques, historiques, scientifiques, personnels à l’auteur et commun à l’humanité des livres et de la lecture.
C’est un essai qui se situe aux frontières de l’apologie, de l’encyclopédie et des miscellanées. Mais c’est aussi un éloge de la pensée, de l’écriture, de l’imprimerie, toutes coordonnées autour de la lecture.
Alberto Manguel sait se positionner en tant que lecteur, aussi commun que vous et moi. Il évoque son enfance... “Lire m’était prétexte à rester seul, ou peut être donnait un sens à la solitude qui m’était imposée... Chaque livre était un monde en soi, et je m’y réfugiais”. De son adolescence, il évoque son premier emploi en librairie, puis celui de lecteur personnel pour Borges, devenu aveugle avec l’âge.
Comme souvent, ce qui touche le plus, est de se “retrouver” dans les anecdotes: ce “tic” d’étudiante que je garde aujourd’hui encore dans mes lectures, de lire crayon en main, Manguel l’évoque aussi avec Borges: “Souvent, il me demandait de noter quelque chose sur la page de garde à la fin du livre que nous lisions- la référence d’un chapitre ou une réflexion. Je ne sais pas l’usage qu’il pouvait en faire, mais j’ai pris, moi aussi, l’habitude de parler des livres derrière leur dos”. C’est récurrent chez Manguel, et c’est aussi pourquoi j’ai tant aimé lire ce livre: les anecdotes nous parlent, et sont toujours relevées par une note d’humour, ou une licence poétique.
Il y a une réelle entreprise de référencement encyclopédique et qui n’est ni assommante ni lassante. Manguel creuse vers les racines de notre culture judéo-chrétienne en particulier: ainsi on peut apprendre par exemple que dans les premières bibles, il n’existe pas de différence entre les mots “lire” et “écrire”; que Gutenberg imprima une bible avec des pages de quarante deux lignes chacune ( les exemplaires qui restent aujourd’hui sont les livres les plus chers au monde). “Incunable” est le terme utilisé pour désigner les livres imprimés avant 1500 (du latin incunabula, signifiant”du berceau”); l’ancêtre du livre de poche est le livre de “colporteurs”: de petites brochures que ces derniers vendirent durant le XVII ème siècle.
Faire la liste de toutes les choses apprises dans cet ouvrage serait fastidieux, mais vous l’aurez compris, je ne peux que vous le recommander chaudement, tant il est à la fois intéressant et agréable, ce qui n’est pas si courant.
C’est un essai qui se situe aux frontières de l’apologie, de l’encyclopédie et des miscellanées. Mais c’est aussi un éloge de la pensée, de l’écriture, de l’imprimerie, toutes coordonnées autour de la lecture.
Alberto Manguel sait se positionner en tant que lecteur, aussi commun que vous et moi. Il évoque son enfance... “Lire m’était prétexte à rester seul, ou peut être donnait un sens à la solitude qui m’était imposée... Chaque livre était un monde en soi, et je m’y réfugiais”. De son adolescence, il évoque son premier emploi en librairie, puis celui de lecteur personnel pour Borges, devenu aveugle avec l’âge.
Comme souvent, ce qui touche le plus, est de se “retrouver” dans les anecdotes: ce “tic” d’étudiante que je garde aujourd’hui encore dans mes lectures, de lire crayon en main, Manguel l’évoque aussi avec Borges: “Souvent, il me demandait de noter quelque chose sur la page de garde à la fin du livre que nous lisions- la référence d’un chapitre ou une réflexion. Je ne sais pas l’usage qu’il pouvait en faire, mais j’ai pris, moi aussi, l’habitude de parler des livres derrière leur dos”. C’est récurrent chez Manguel, et c’est aussi pourquoi j’ai tant aimé lire ce livre: les anecdotes nous parlent, et sont toujours relevées par une note d’humour, ou une licence poétique.
Il y a une réelle entreprise de référencement encyclopédique et qui n’est ni assommante ni lassante. Manguel creuse vers les racines de notre culture judéo-chrétienne en particulier: ainsi on peut apprendre par exemple que dans les premières bibles, il n’existe pas de différence entre les mots “lire” et “écrire”; que Gutenberg imprima une bible avec des pages de quarante deux lignes chacune ( les exemplaires qui restent aujourd’hui sont les livres les plus chers au monde). “Incunable” est le terme utilisé pour désigner les livres imprimés avant 1500 (du latin incunabula, signifiant”du berceau”); l’ancêtre du livre de poche est le livre de “colporteurs”: de petites brochures que ces derniers vendirent durant le XVII ème siècle.
Faire la liste de toutes les choses apprises dans cet ouvrage serait fastidieux, mais vous l’aurez compris, je ne peux que vous le recommander chaudement, tant il est à la fois intéressant et agréable, ce qui n’est pas si courant.
jeudi 12 mai 2011
Shae Acopian Detar
Je suis tombée dernièrement sur le très joli blog d'une photographe, Shae Acopian Detar.
J'aime beaucoup son univers à la fois XIX ème, rock, "Virgin Suicide" qui aurait rencontré une compagnie itinérante de cirque.
Je vous laisse découvrir avec quelques photos...
Dernière photo de Andrew Kuykendall
PS: Je suis fan inconditionnelle du parasol de la photo 3!!!
http://blog.shaedetar.com/
J'aime beaucoup son univers à la fois XIX ème, rock, "Virgin Suicide" qui aurait rencontré une compagnie itinérante de cirque.
Je vous laisse découvrir avec quelques photos...
Dernière photo de Andrew Kuykendall
PS: Je suis fan inconditionnelle du parasol de la photo 3!!!
http://blog.shaedetar.com/
mardi 3 mai 2011
"Le jour où je me suis aimé pour de vrai"
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et alors, j’ai pu me relaxer. Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions. Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment… Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime quand cela me plait et à mon rythme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison, et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe. Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois. Et cela s’appelle… la Plénitude. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir. Mais si je la mets au service de mon coeur, elle devient une alliée très précieuse ! Tout ceci, c’est… le Savoir vivre. Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter. Du chaos naissent les étoiles.
Charlie Chaplin.
Charlie Chaplin.
jeudi 28 avril 2011
Onigiri
Cuire le riz à sushi (riz rond) dans un rice cooker.
Ce riz paticulier à besoin d'être collant & encore humide après la cuisson: mettre donc plus d'eau que pour un riz normal (je mets une dose de riz pour deux doses d'eau).
Une fois le riz cuit, rajouter du vinagre de riz.
Ensuite, deux choses possibles:
-rajouter au riz une espèce de préparation en grain (conçu spécialement pour les onigiri).
-laisser le riz nature et le mélanger à ce que l'on veut: thon, fromage, tarama, oeufs de lompes, viande, etc.
Se servir de moules à onigiri pour leur donner une forme amusante ou simplement de ses mains!
Présenter à température ambiante.
(vidéos très bien faites sur le site a-vos-baguettes.com
moule à onigiri dispo sur le site de bentoandco.com)
Ce riz paticulier à besoin d'être collant & encore humide après la cuisson: mettre donc plus d'eau que pour un riz normal (je mets une dose de riz pour deux doses d'eau).
Une fois le riz cuit, rajouter du vinagre de riz.
Ensuite, deux choses possibles:
-rajouter au riz une espèce de préparation en grain (conçu spécialement pour les onigiri).
-laisser le riz nature et le mélanger à ce que l'on veut: thon, fromage, tarama, oeufs de lompes, viande, etc.
Se servir de moules à onigiri pour leur donner une forme amusante ou simplement de ses mains!
Présenter à température ambiante.
(vidéos très bien faites sur le site a-vos-baguettes.com
moule à onigiri dispo sur le site de bentoandco.com)
Soupe Miso
Ingrédients:
dashi
tofu
wakame
pâte miso
Faire bouillir de l'eau et y rajouter du dashi (bouillon jamonais).
Plonger ensuite dans ce bouillon le tofu préalablement coupé en petits dés.
Laisser bouillir cinq bonnes minutes en tournant régulièrement.
Ajouter ensuite le wakame (petites feuilles d'algues séchées).
Baisser le feu et laisser mijoter cinq minutes encore.
Préparer dans un grand bol la pâte miso.
Lorsque le wakame est bien réhydraté et que le tofu remonte à la surface, prendre une louche ou deux de bouillon, verser sur la pâte miso et diluer à l'aide d'un fouet.
Mélanger cette préparation progressivement au corps de la soupe.
Attention: la pâte miso ne doit pas bouillir.
dashi
tofu
wakame
pâte miso
Faire bouillir de l'eau et y rajouter du dashi (bouillon jamonais).
Plonger ensuite dans ce bouillon le tofu préalablement coupé en petits dés.
Laisser bouillir cinq bonnes minutes en tournant régulièrement.
Ajouter ensuite le wakame (petites feuilles d'algues séchées).
Baisser le feu et laisser mijoter cinq minutes encore.
Préparer dans un grand bol la pâte miso.
Lorsque le wakame est bien réhydraté et que le tofu remonte à la surface, prendre une louche ou deux de bouillon, verser sur la pâte miso et diluer à l'aide d'un fouet.
Mélanger cette préparation progressivement au corps de la soupe.
Attention: la pâte miso ne doit pas bouillir.
mercredi 27 avril 2011
Nuit et Jour, Virginia Woolf
Est ce significatif que mon premier article de lecture soit sur Virginia Woolf?
Je ne vais pas tomber dans la puérilité infantile et annoncer que Virginia Woolf est mon auteure préférée (comme les enfants diraient “c’est ma meilleure amie”). Mais il est vrai, pourtant, qu’elle est, parmi tous les auteurs que j’ai pu lire pour le moment, de ceux qui me touchent, et celle pour laquelle je conserve une affection particulière.
Notre première rencontre se déroula chez un bouquiniste de Toulon, chez lequel je trouvais, il y a quelques années, une édition assez rare. C’était son Journal, dont la publication était alors encore “contrôlée” par Léonard Woolf, et donc censurée. Presque vierge (les trois quarts des feuillets n’étaient pas découpés), j’ai eu l’impression qu’il m’attendait. Quant à son contenu, il me fit vibrer instantanément.
VW est de ces auteurs dont une réputation les précède. Dans son cas, malheureusement. On entendra toujours dire qu’elle est : 1- un auteur “difficile”; 2- qu’elle était dépressive et s’est suicidée... Or, cet aspect de sa vie, n’est pas forcement, à mon sens, le plus significatif. Certes son Journal est souvent empreint de sa “maladie”, comme elle la nomme elle-même, et l’importance qu’elle lui confère est stigmatisée par les propos et avis de ses médecins et de son mari. Mais son oeuvre, elle, n’est pas guidée par le fait qu’elle soit malade, si ce n’est la preuve de sa lutte contre sa dépression. Quant au fait qu’elle soit “difficile”... Effectivement, ce n’est pas une auteure qui se lit à la sauvette, sur la plage ou dans le train. C’est une lecture qui demande concentration, rigueur et sensibilité. Ce n’est pas une tare!
Nuit et Jour est le deuxième roman de Virginia Woolf. Une oeuvre de jeunesse, peut être le plus classique des ses textes, “en amont de la révolution littéraire que constitueront Mrs Dalloway ou La Promenade au phare”. En effet, Nuit et Jour s’inscrit dans la grande tradition anglaise des romans romantiques, sentimentaux. “Katherine Mansfield le rattachait non sans raison à la tradition de Jane Austen”.
Les personnages apprennent les règles difficiles et déroutantes du “Jeu de l’amour et du hasard”, pour en conclure que l’ “On ne badine pas avec l’amour”. Que des titres de pièce de théâtre de Marivaux et Musset viennent en tête pour décrire ce texte n’est pas un hasard: il y a beaucoup de tradition théâtrale dans cette oeuvre, dans la composition elle-même, dans la rythmique de certaines scènes, dans le caractère des personnages. Mais, plus que tout, VW entreprend de développer la politique d’écriture qui lui tiendra le plus à coeur dans l’ensemble de son oeuvre, la “voix intérieure des personnages”. C’est en cet aspect que ce roman est intéressant et attachant. Le lecteur devient totalement omniscient, on saute de l’esprit d’un personnage à l’autre, on vit de l’intérieur leurs amours, joies, peines.
C’est tout le talent de Virginia Woolf, et c’est en ça qu’elle reste résolument moderne. Elle arrive, dans un contexte archaïque et avec des valeurs qui ne sont plus les nôtres, à provoquer l'empathie nécessaire pour soulever des questions universelles telles que le mariage, l’amour et le bonheur.
Citations extraites de la préface de l'édition Points, par Camille Laurens
Je ne vais pas tomber dans la puérilité infantile et annoncer que Virginia Woolf est mon auteure préférée (comme les enfants diraient “c’est ma meilleure amie”). Mais il est vrai, pourtant, qu’elle est, parmi tous les auteurs que j’ai pu lire pour le moment, de ceux qui me touchent, et celle pour laquelle je conserve une affection particulière.
Notre première rencontre se déroula chez un bouquiniste de Toulon, chez lequel je trouvais, il y a quelques années, une édition assez rare. C’était son Journal, dont la publication était alors encore “contrôlée” par Léonard Woolf, et donc censurée. Presque vierge (les trois quarts des feuillets n’étaient pas découpés), j’ai eu l’impression qu’il m’attendait. Quant à son contenu, il me fit vibrer instantanément.
VW est de ces auteurs dont une réputation les précède. Dans son cas, malheureusement. On entendra toujours dire qu’elle est : 1- un auteur “difficile”; 2- qu’elle était dépressive et s’est suicidée... Or, cet aspect de sa vie, n’est pas forcement, à mon sens, le plus significatif. Certes son Journal est souvent empreint de sa “maladie”, comme elle la nomme elle-même, et l’importance qu’elle lui confère est stigmatisée par les propos et avis de ses médecins et de son mari. Mais son oeuvre, elle, n’est pas guidée par le fait qu’elle soit malade, si ce n’est la preuve de sa lutte contre sa dépression. Quant au fait qu’elle soit “difficile”... Effectivement, ce n’est pas une auteure qui se lit à la sauvette, sur la plage ou dans le train. C’est une lecture qui demande concentration, rigueur et sensibilité. Ce n’est pas une tare!
Nuit et Jour est le deuxième roman de Virginia Woolf. Une oeuvre de jeunesse, peut être le plus classique des ses textes, “en amont de la révolution littéraire que constitueront Mrs Dalloway ou La Promenade au phare”. En effet, Nuit et Jour s’inscrit dans la grande tradition anglaise des romans romantiques, sentimentaux. “Katherine Mansfield le rattachait non sans raison à la tradition de Jane Austen”.
Les personnages apprennent les règles difficiles et déroutantes du “Jeu de l’amour et du hasard”, pour en conclure que l’ “On ne badine pas avec l’amour”. Que des titres de pièce de théâtre de Marivaux et Musset viennent en tête pour décrire ce texte n’est pas un hasard: il y a beaucoup de tradition théâtrale dans cette oeuvre, dans la composition elle-même, dans la rythmique de certaines scènes, dans le caractère des personnages. Mais, plus que tout, VW entreprend de développer la politique d’écriture qui lui tiendra le plus à coeur dans l’ensemble de son oeuvre, la “voix intérieure des personnages”. C’est en cet aspect que ce roman est intéressant et attachant. Le lecteur devient totalement omniscient, on saute de l’esprit d’un personnage à l’autre, on vit de l’intérieur leurs amours, joies, peines.
C’est tout le talent de Virginia Woolf, et c’est en ça qu’elle reste résolument moderne. Elle arrive, dans un contexte archaïque et avec des valeurs qui ne sont plus les nôtres, à provoquer l'empathie nécessaire pour soulever des questions universelles telles que le mariage, l’amour et le bonheur.
Citations extraites de la préface de l'édition Points, par Camille Laurens
mardi 26 avril 2011
Poulet coco-curry
Ingrédients:
poulet
oignon
sauce soja
sauce poisson
sauce aux huitres
pâte curry
curry en poudre
lait de coco
Couper le poulet en lamelles et le laisser mariner dans la sauce soja.
Couper les oignons les faire revenir dans un fond d'huile. Rajouter le poulet et le fond de sauce soja.
Dispenser la pâte curry et le curry en poudre; puis la sauce poisson et la sauce aux huitres.
Verser un peu d'eau si besoin. Faire revenir le tout.
Enfin, verser le lait de coco et laisser mijoter quelques minutes.
Servir avec du riz blanc.
poulet
oignon
sauce soja
sauce poisson
sauce aux huitres
pâte curry
curry en poudre
lait de coco
Couper le poulet en lamelles et le laisser mariner dans la sauce soja.
Couper les oignons les faire revenir dans un fond d'huile. Rajouter le poulet et le fond de sauce soja.
Dispenser la pâte curry et le curry en poudre; puis la sauce poisson et la sauce aux huitres.
Verser un peu d'eau si besoin. Faire revenir le tout.
Enfin, verser le lait de coco et laisser mijoter quelques minutes.
Servir avec du riz blanc.
Bienvenue!
Bonjour à tous!
Il y a bien des années que je n’avais pas publié d’articles sur un blog. C’est une joie teintée de peur que de reprendre l’écriture après tant de temps. Mais c’est aussi excitant: ici je ne vais parler que de choses qui m’intéressent profondément, comme trois allumettes... La lecture, la cuisine et la mode... Je n’ai pas encore d’idée précise sur la forme et la tournure que prendront les posts, il faudra être indulgent, au début en tout cas!
Je vous souhaite bonne lecture!
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